Quels traitements pour nos déchets ?

Quelques chiffres :

En Tarentaise (43 communes) nous produisons chaque année environ :

• 33 200 t

onnes de déchets ménagers.

• 6 254 t

onnes de verre, collectées par un prestataire et expédiées en Ardèche pour recyclage.

• 5 600 t

onnes de tri sélectif (plastique, papier, aluminium...). Les différents matériaux sont retriés à Valespace à Chambéry puis recyclés.

La production annuelle de déchets est en constante diminution (1% de baisse chaque année) tandis que le tri sélectif progresse.
Cette tendance révèle de réels changements de comportement mais aussi l’impact de la crise économique sur la consommation.

 

Pourquoi fermer les usines d’incinération de Valezan et de Tignes les Brévières ?

Les usines de Valezan et de Tignes Les Brévières gérées par le SMITOM de Tarentaise traitaient environ 33 000 tonnes de déchets ménagers par an. Elles ont été fermées récemment pour plusieurs raisons :

1- La législation

impose que les usines valorisent les déchets brûlés (réseaux de chaleur, production d’électricité). Un développement complexe à réaliser dans ces usines.

2- L’isolement géographique des usines :

implantées dans des zones non habitées, le développement de réseaux de chaleur ne peut se faire.

2- L’âge des usines :

31 ans pour Tignes Les Brévières et 25 ans pour Valezan ;
ce qui nécessite des travaux annuels importants pour leur entretien.

3- De petites unités :

11 000 tonnes brûlées annuellement aux Brévières
et 20 000 tonnes à Valezan : trop peu pour rentabiliser des développements liés à la valorisation énergétique

4- L’irrégularité des tonnages reçus :

65 % des déchets sont produits sur les 5 mois d’hiver ; ce qui obligeait déjà à évacuer 7000 tonnes de déchets ménagers de Bozel et de St Martin de Belleville à Chambéry.

A l’inverse, hors saison, les déchets à incinérer étaient insuffisants à Tignes les Brévières ce qui nécessitait, de faire venir des camions de déchets de Bozel et de Saint Martin de Belleville pour éviter l’arrêt du four (risque de pollution au redémarrage).

Bilan carbone positif = moins de pollution

1- Des déchets désormais valorisés : Le bilan carbone de cette opération est positif malgré des camions supplémentaires. En effet, les émissions de gaz dues au fret sont largement compensées par la valorisation des déchets réalisée à Chambéry : électricité (l’équivalent des besoins annuels de 1400 foyers) ou production de chaleur (1700 foyers). 4100 tonnes de CO2 sont ainsi évitées contre 10 000 tonnes de CO2 produites avant avec l’incinération locale.

2- Plus de trafic en Haute Tarentaise ?

L’incinération locale à Tignes les Brévières occasionnait déjà du trafic pour assurer le bon fonctionnement de l’usine : transport de chaux et de réactifs pour l’incinération, acheminement des déchets de Bozel et de Saint Martin de Belleville hors saison pour éviter l’arrêt de l’usine et évacuation des résidus (mâchefers et réfioms).

La nouvelle organisation avec l’incinération des déchets à Chambéry occasionnera 12 à 15 camions supplémentaires par an en Haute Tarentaise.

 

Savoie Déchets : un syndicat de 17 Communautés de Communes regroupées

Savoie Déchets, basé à Chambéry, sera le nouveau syndicat de traitement des déchets pour la Tarentaise à compter du 1er juillet 2016 (date de l’adhésion officielle).

Les 5 Communautés de Communes de Tarentaise deviendront membres à part entière de «Savoie

Déchets» et participeront aux décisions de ce
syndicat mixte qui gère la quasi-totalité des déchets

ménagers de la Savoie.